Share this pageShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedIn

Suivez nos équipes sur le terrain

DEPUIS 2009

10

PROJETS DE RECHERCHE

20

PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES

LES PROBLEMATIQUES HUMANITAIRES NEGLIGEES PAR LA RECHERCHE

Plus de 50% des décès materno-infantiles dans le monde se produisent lors des crises humanitaires (source State of the World’s Mothers 2014 – Save the Children).

La médecine exercée sur les terrains humanitaires est essentiellement le résultat de recherches menées dans les pays du Nord, à mille lieux des situations de crise. Par conséquent, les traitements délivrés dans les interventions humanitaires sont souvent mal adaptés aux besoins sanitaires des populations.

Bien que 3 décès sur 5 en Afrique soient causés par des pathologies infectieuses, seulement 2,4% des essais cliniques menés en mars 2016 concernent ce type de maladies ont été réalisés en Afrique (source National Institute of Health).

L’INNOVATION AU CŒUR DES OPERATIONS

“Nous cherchons à améliorer des outils ou des stratégies opérationnelles afin d’aider un plus grand nombre de patients à moindre frais. Les informations recueillies dans le cadre de nos études sont donc d’un grand intérêt pour nos patients mais également pour les systèmes de santé.”
Solenne Barbe, Responsable du pôle Recherche Opérationnelle pour ALIMA

ALIMA fait le pari de la complémentarité entre la recherche médicale et l’action humanitaire. Depuis 2009, nous avons entrepris une dizaine d’études scientifiques dans 5 pays. En soutenant la collaboration entre chercheurs, médecins et ONGs, nous proposons des solutions innovantes qui améliorent l’efficacité de la médecine humanitaire.
Les innovations techniques servent la médecine humanitaire. De nouveaux outils sont introduits sur les terrains d’intervention pour améliorer la qualité des soins. Ainsi, les diagnostiques sont plus précis, le traitement est ciblé et les patients sont mieux soignés.

Les projets de recherches scientifiques sont menés à partir des problématiques sanitaires rencontrées sur le terrain. Cela permet de chercher de nouveaux traitements, d’étudier de nouvelles pratiques et de nouveaux modèles thérapeutiques afin d’offrir de meilleurs soins à davantage de patients.

LES PROJETS DE RECHERCHE ALIMA

EBOLA

Le projet Post-Ebogui (Post Ebola Guinée) assure le suivi des patients guéris d’Ebola. ALIMA offre des soins médicaux et un soutien psycho-social à près de 120 patients qui bénéficient également d’un suivi biologique complet grâce à un partenariat mené avec l’Institut de recherche pour le developpement (IRD) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).

L’essai clinique Favipiravir (un médicament antiviral) a démarré sous la direction de l’INSERM en décembre 2014 dans le Centre de Traitement Ebola (CTE) géré par ALIMA à N’Zérékoré, en Guinée. L’étude a porté sur un essai non-randomisé multicentrique dans lequel l’ensemble des patients ne présentant pas de contre-indications ont reçu du Favipiravir et des soins médicaux. Près de 126 patients atteints du virus Ebola ont ainsi volontairement participé à l’étude.

En 2016, ALIMA participera à la seconde phase de PREVAC, un essai vaccinal contre la maladie à virus Ebola qui sera testé sur un échantillon de 2500 personnes en Guinée.

Améliorer les outils pour diagnostiquer les diarrhées chez les enfants
Le projet DIDIMAS vise à étudier les causes, notamment infectieuses, des diarrhées chez les enfants malnutris sévères avec complications. Il repose sur la technologie moléculaire, grâce à l’appareil bioFire, pour identifier la prévalence des pathogènes associés aux diarrhées chez ces enfants hospitalisés à l’Unité de Nutrition Thérapeutique de l’hôpital de l’Amitié Tchad Chinois (HATCH).

Former les mères au diagnostic de la malnutrition de leurs enfants 
L’étude « PB mères / MUAC I et MUAC II » menée au Niger vise à déterminer l’efficacité d’une stratégie de dépistage de la malnutrition aiguë sévère (MAS) par les mères à l’aide du test MUAC.
Ce test, qui implique la mesure de la circonférence du bras de l’enfant, nécessite peu d’équipement et d’expertise.

Soigner la malnutrition modérée avec de nouveaux aliments thérapeutiques 
Le projet de recherche TreatFOOD a débuté en septembre 2013 au Burkina Faso. Il vise à améliorer le traitement de la malnutrition aigüe modérée dont la prise en charge n’a pas évolué depuis 30 ans.

Offrir un paquet de soins pédiatrique efficace pour réduire la mortalité infantile
Le projet « 1000 jours », lancé au Niger en 2014, propose de repenser la prise en charge pédiatrique à travers un « paquet de soins complet ». Il inclut des soins préventifs, une prise en charge gratuite et une supplémentation nutritionnelle pour tous les enfants de 6 à 24 mois.

Distribuer des aliments thérapeutiques pour prévenir de la malnutrition
Dans le cadre du projet APROMAC, une enquête d’utilisation et d’acceptabilité du supplément alimentaire Plumpy Doz a été menée entre 2012 et 2013 en République Démocratique du Congo.

Prendre en charge les traumas physiques lors de catastrophes naturelles
Le projet de recherche “Suivi et Traitement des traumatisés des membres » (SuTRA2) a été réalisé en Haïti, à la suite du séisme de janvier 2010. L’étude portait notamment sur l’analyse des conséquences médicales et psycho-sociales de l’amputation, qui est souvent pratiquée dans les situations de catastrophe naturelle.

NOS PARTENAIRES

ALIMA compte sur des partenaires de recherche comme l’INSERM et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en France, l’Université de Copenhague au Danemark, l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers en Belgique, l’Université de Queensland en Australie, l’Université de Kinshasa en République Démocratique du Congo et les ministères des nombreux pays d’intervention.

Les études sont financées par l’Agence Nationale de la Recherche Française, l’INSERM, le service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM), la Fondation de France, la Commission Européenne, des fondations privées et des contributions individuelles.