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    44063

    ENFANTS SOUFFRANT DE MALNUTRITION SÉVÈRE PRIS EN CHARGE

    96408

    PATIENTS TRAITÉS CONTRE LE PALUDISME

    91551

    MÈRES FORMÉES À LA DÉTECTION DE LA MALNUTRITION

    POPULATION

    18,000,000

    millions d’habitants


    TAUX DE MORTALITE MATERNELLE

    553

    décès sur 100 000 naissances


    TAUX DE MORTALITE INFANTO-JUVENILE

    96

    décès pour 1000 enfants

    CONTEXTE PAYS

    Pays sahélien enclavé, le Niger est directement affecté par le climat sécuritaire volatile des pays frontaliers, dont le Mali, la Libye et le Nigeria. Durant le premier trimestre de 2016, l’activité de groupes armés dans le bassin du lac Tchad a engendré un afflux de près de 153 000 déplacés internes, 68 000 retournés du Nigeria et 98 000 réfugiés nigérians.


    Si la mortalité infantile a diminué de près de 45% depuis 2009, le Niger continue de faire face à une crise nutritionnelle chronique. Au niveau national, les enquêtes nutritionnelles présentent des taux de prévalence de la malnutrition aiguë sévère largement supérieurs aux seuils d’urgence fixés à 2% par l’Organisation Mondiale de la Santé. A cette situation s’ajoute le risque d’épidémies telles que la rougeole, la méningite, le choléra le paludisme, des maladies qui affectent surtout les les populations les plus vulnérables.

    NOS PARTENAIRES


    ALIMA travaille depuis 2009 avec l’ONG nigérienne BEFEN (Bien Être de la Femme et de l’Enfant au Niger) qui est un acteur majeur en matière de santé maternelle et infantile dans le pays.

    OPÉRATIONS

    ALIMA et BEFEN collaborent avec les autorités sanitaires à Mirriah (région de Zinder) et à Dakoro (région de Maradi) pour réduire la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Les équipes médicales fournissent des soins gratuits aux enfants souffrant de malnutrition aiguë. Elles s’assurent également que les enfants soient pris en charge gratuitement dans les services de pédiatrie des deux hôpitaux de référence pour des pathologies telles que le paludisme, la diarrhée ou les infections respiratoires aiguës (IRA).


    Le paludisme est la principale cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, notamment au moment du pic saisonnier entre juillet et décembre. Afin de prévenir la maladie, 17 213 enfants de moins de 5 ans ont bénéficié de la chimio-prévention saisonnière du paludisme (CPS) permettant de réduire de plus de moitié les cas de paludisme ainsi que les complications.


    En 2015, 40 035 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été soignés et 64 720 patients atteints de paludisme ont été pris en charge à Mirriah et Dakoro.


    Les 1000 premiers jours, déterminant pour la santé de l’enfant


    Depuis avril 2014 dans le district de Mirriah, ALIMA et BEFEN accompagnent 1 500 mères et leurs enfants en leur offrant un ensemble de soins préventifs et curatifs au cours des 1 000 premiers jours depuis la conception. Jusqu’à l’âge de 2 ans, les enfants sont particulièrement vulnérables à des pathologies telles que le paludisme, la diarrhée ou les infections respiratoires aiguës (IRA) ainsi qu’à la malnutrition, qui peuvent impacter fortement leur développement futur.


    Dépistage de la malnutrition par les mères


    Les mamans sont formées au diagnostic de la malnutrition de leur enfant à l’aide d’un ruban gradué, appelé MUAC. L’implication des mères dans le dépistage de la malnutrition permet d’identifier plus tôt les enfants malades et de diminuer de façon significative le nombre d’hospitalisations. En 2015, 41 200 mères ont été formées à l’évaluation de l’état nutritionnel de leurs enfants.


    Au Niger, les projets ALIMA/BEFEN sont financés par ECHO, OFDA, Food For Peace, UNICEF et la DUE. L’UNICEF et le PAM appuient également les programmes en fournissant des intrants.