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  • Près de 2000 cas de dengue au Burkina Faso

    Dakar / Ouagadougou, 25 novembre 2016 – Près de 2 000 cas de dengue ont été signalés au Burkina Faso depuis le mois d’août. Selon le ministère de la Santé, 18 personnes sont décédées (chiffres rapportés en date du 22 novembre). La majorité des cas sont concentrés dans la région centrale du pays, dans et autour de la capitale, Ouagadougou.

    The Alliance For International Medical Action (ALIMA), en collaboration avec SOS Médecins et Keoogo, a commencé à soutenir le ministère de la Santé le 18 novembre, suite à l’afflux de patients dans les structures hospitalières. ALIMA et ses partenaires soutiennent en effet le Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouedraogo de Ouagadougou où sont traités les cas de dengue les plus graves.


    « C’est certainement le plus grand nombre de cas de fièvre dengue documenté à ce jour au Burkina Faso», a déclaré Vincent Mendiboure, responsable du programme ALIMA à Dakar. « L’Hôpital Yalgado et les cliniques périphériques continuent d’enregistrer des patients ».

    En plus de fournir des soins gratuits aux personnes atteintes de dengue sévère, ALIMA renforcera la capacité diagnostique du pays. L’organisation enverra 2 100 tests de diagnostic rapide (TDR) pour améliorer la surveillance épidémiologique et la prise en charge des cas.


    Les centres de santé ne sont pas suffisamment approvisionnés en TDR, qui peuvent être coûteux. Dans les cliniques privées, les tests coûtent en moyenne 15 euros – un prix beaucoup trop élevé pour une grande partie de la population.


    « La rareté des tests diagnostiques et le prix élevé ont rendu la riposte plus difficile », a déclaré Vincent Mendiboure.


    Les médecins disent que le nombre de cas pourrait être supérieur à 1962, mais sans TDR, ce nombre est difficile à déterminer.


    La dengue, qui est un virus propagé par la piqûre de moustiques infectés, survient le plus souvent dans les zones urbaines. La dernière éclosion de cas de dengue au Burkina Faso remonte à 2013. 111 cas avaient été rapportés.


    Beaucoup de symptômes de la dengue sont similaires au paludisme ou à la grippe, et comprennent des maux de tête, une fièvre élevée, des nausées et des douleurs musculaires. Dans les cas graves, les patients peuvent développer une hémorragie ou une insuffisance organique. Si la dengue avec complications n’est pas traitée, elle peut être mortelle.


    Si les cas sont pris en charge dès le début de l’apparition des symptômes et que les patients malades ont accès à des soins médicaux de qualité, le risque de décès est très faible.


    « Le diagnostic précoce est fondamental afin de donner le meilleur traitement possible », a déclaré le Dr Diendere, médecin infectiologue, président de SOS Médecins. « En effet, sans test rapide, vous devez d’abord éliminer la possibilité d’autres maladies comme le paludisme ou la typhoïde, avant de penser à la dengue. Cela retarde ainsi le diagnostic et le traitement de la dengue et peut aggraver l’état des patients. »


    La principale façon d’éviter la dengue est de se protéger contre les piqûres de moustiques. Il faut donc encourager la population à dormir sous une moustiquaire, porter des vêtements longs et nettoyer l’eau stagnante.


    ALIMA est prête à apporter son soutien à d’autres structures hospitalières selon les besoins qui seront identifiés.




    The Alliance For International Medical Action (ALIMA) est une organisation médicale humanitaire qui travaille main dans la main avec un réseau d’organisations médicales locales pour fournir des soins médicaux de qualité aux personnes les plus vulnérables lors de situations d’urgence et de crises récurrentes. ALIMA et ses partenaires effectuent des recherches de pointe pour améliorer la médecine humanitaire.


    Basée à Dakar, au Sénégal, ALIMA a traité plus de 2 millions de patients dans 12 pays depuis sa création en 2009 et a lancé 10 projets de recherche axés sur la malnutrition, le paludisme, et le virus Ebola.


    Au Burkina Faso, ALIMA travaille avec deux organisations médicales nationales, SOS Médecins et Association Keoogo. Les projets ALIMA au Burkina Faso sont soutenus par le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile (ECHO).


    ALIMA travaille au Burkina Faso depuis 2012. Actuellement, l’organisation médicale mène deux programmes nutritionnels dans les districts de Yako et Boussé. Environ 4 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été pris en charge entre janvier et octobre 2016.




    Photo: Zoumana Wonogo

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